lundi 22 mai 2017

1966 - Londres


1966e jour - L’information n’a sans doute rien de fondamental mais c’est ici, à The Roundhouse dont c’était l’inauguration, que Pink Floyd a donné son premier concert d’importance. C’était le 15 octobre 1966 – il y a cinquante ans ! –, deux jours après que je sois né. À cette époque-là, le Roundhouse n’était encore qu’un garage à train transformé à la va-vite pour l’occasion…

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vendredi 19 mai 2017

Century Marina Liquors - Los Angeles

1965e jour - il est des lieux que j’ai l’impression d’avoir toujours connus alors que je n’y ai jamais mis les pieds. Le Century Marina Liquors sur Lincoln Boulevard est de ceux-là.





Horaires : 
lundi 08:30-22:00
mardi 08:30-00:00
mercredi 08:30-00:00
jeudi 08:30-00:00
vendredi 08:30-00:00
samedi 08:30-00:00
dimanche 08:30-22:00

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jeudi 18 mai 2017

Le détail d’une image - Los Angeles

1964e jour - Il faudrait, pour bien faire, entreprendre – quête borgésienne – un recensement exhaustif de tous les détails du monde. Il faudrait, pour bien faire, pouvoir remonter à la source de chaque chose. Ici, par exemple, il s’agirait de pouvoir accéder à une base dans laquelle on trouverait chacune des phases de conception de l’affiche (les premiers rough, les discussions enflammées…), les lieux de prises de vue des photos,  les conditions de leur réalisation, les noms, les vies de chacun des protagonistes. Et aussi, ensuite, les étapes de fabrication de l’affiche proprement dite et son parcours pour finir par être accrochée à proximité d’une sortie de secours pas plus remarquable que ça.
Century Marina Liquors sur Lincoln Boulevard, pas très loin du Los Angeles International Airport.



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mercredi 17 mai 2017

Vertige - Los Angeles


1963e jour - Je quitte la maison peut-être à tout jamais. Je roule et roulant je me demande : combien de voitures sur l’autoroute ? et combien de palmier dans le champ ? combien d’avions qui me survolent ? combien de nuages…

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mardi 16 mai 2017

Enfer ou paradis ? - Los Angeles



1962e jour - Un passage sous des voies d’autoroute. Même si je savais qu’il peut me faire gagner du temps, m’éviter de longs détours, oserais-je m’y aventurer ?

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lundi 15 mai 2017

Fille ou garçon ? - Amatique Bay


1961e jour - Peut-être qu’un jour elles reviendront en pèlerinage, les trois copines. Et peut-être qu’alors elles seront accompagnées d’un enfant. Fille ou garçon ? À ce moment-là, on saura.

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vendredi 12 mai 2017

Orage imminent - Guatemala City

1960e jour - À Guatemala City, alors qu’un orage s’apprêtait à éclater, je me suis souvenus de vers appris – c’était il y a longtemps ; ils sont de Nicolas Boileau :
Souvent, pour m'achever, il survient une pluie : 
On dirait que le ciel, qui se fond tout en eau, 
Veuille inonder ces lieux d'un déluge nouveau.  

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jeudi 11 mai 2017

L’intérieur d’un garage - Guatemala City


1959e jour - C’est rare, mais il arrive qu’il y ait une lumière, du mouvement, du flou, du net… Il arrive qu’on ait l’impression de faire des images…
 
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mercredi 10 mai 2017

Premiers pas guatemaltèques - Guatemala City





1958e jour - Être tout heureux de découvrir un nouveau territoire. Faire des sauts de cabri d’un bout à l’autre de la ville – la ville, c’est Guatemala City. Et de temps à autre, déclencher.
 
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mardi 9 mai 2017

Keller Hardware - Turtle Creek






1957e jour - Pas spécialement de commentaire à faire, si ce n’est qu’il y a une beauté des lieux de peu.
 
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lundi 8 mai 2017

Sous l’enchevêtrement des voies - Braddock


1956e jour - Se placer là : sous l’enchevêtrement des voies. Écouter – les voitures qui filent sur le bitume, le vent qui s’engouffre dans les structures, et les usines plus loin (grincements, chocs métalliques, sirènes). Rêver d’ailleurs…
 
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vendredi 5 mai 2017

Une sorte de Pixel Art - Braddock


1955e jour - À proximité de la statue de Joe Magarac évoquée hier, est “installé” sur le grillage ce drapeau façon Pixel Art. Les carrés de couleurs, ici, sont habilement coincés dans les maillages du grillage (un cube par espace), c’est assez saisissant.

Ça va sans doute faire vieux schnock mais l’observant, ce Stars and Stripes, m’est personnellement revenue l’image des Tapitoufs, ces tapis improbables que l’on pouvait soi-même fabriquer – c’était à la fin des années 70, au début des années 80.
Pour ceux qui ne sauraient pas ce qu’est un Tapitouf (je suppose qu’ils sont aujourd’hui nombreux), j’intègre ci-dessous une publicité d’époque au cours de laquelle, ça ne s’invente pas, il est précisé, voix chantonnée (je ne suis pas sûr que les mots, à l’époque, m’aient amusé) : “d’abord je saisis une touffe et je l’enfile dans le passe touffe”…

 

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jeudi 4 mai 2017

Joe the Genie of Steel - Braddock


1954e jour - La dernière fois que je l’ai visité, il y a trois ans (L’Amérique invincible), je n’ai pas particulièrement cherché à savoir qui il était. Le géant d’acier a un nom – Joe Magarac – et une “pseudo-légende” (les américains ont un terme pour ça : Fakelore, “tradition fausse”, folklore non authentique et présenté par toute une mythographie comme issue de la tradition). Bref, Joe Magarac est un héros. la première fois qu’il apparaît dans un récit, au début des années 30, son histoire est sensée s’être colportée depuis un petit bout de temps déjà dans une communauté croate très présente dans le bassin minier du côté de Pittsburgh.



Joe Magarac, star du pulp, est fait d’acier ; il est le grand protecteur du peuple des travailleurs du fer. Il semblerait qu’il soit né d’une montagne de minerai. Il loge humblement dans une pension – celle de Madame Horkey. Il a une fiancée – Mary Mestrovitch… Sa fin, quelques soient les versions est systématiquement tragique et passe par un sacrifice pour sauver une foule d’ouvriers.
Joe Magarac, dans la Rust Belt au cœur des années 50, 60, ce n’était pas rien. Il a même eu droit à une chanson, enregistrée en 1964 par The New Christy Ministrels sur leur album Land of Giants (Columbia Records) – We’re gonna build a railroad down to Frisco an back, and way down to Mexico. Who’s gonna make the steel for that track? It’s Joe… Magarac disent les paroles. Tout un programme !


 
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mercredi 3 mai 2017

Revenir à Braddock







1953e jour - Il y a trois ans, au sujet de Braddock, j’écrivais :
Il suffit parfois d’énoncer un chiffre pour comprendre. À Braddock, le chiffre ça pourrait être celui du nombre des habitants : plus de 20 000 il y a trente ans (la sidérurgie était encore vaillante à l’époque), moins de 2 000 aujourd'hui.
À partir d’un tel constat, il est facile d’imaginer le paysage : les planches en lieu et place des portes et fenêtres, les murs qui finissent par s’écrouler, la nature qui imperceptiblement cherche à reprendre ses droits.

Chômage, refuges dans l’alcool ou la drogue, manque, insécurité, délabrements… Et puis, parce que c’est toujours plus complexe qu’un simple effacement : des gens dignes, des gens qui se battent pour leur emploi et leur ville.
À ma façon, je viens de Braddock. Mes grands-parents, mes oncles, mes tantes vivaient en Lorraine du côté de Moyeuvre-Grande. Les hommes travaillaient à l’extraction des minerais. Ils ont pleuré quand les mines ont fermé.
Il m’a fallu du temps pour comprendre, pour comprendre l’amour d’un métier qui pourtant vous tue, pour comprendre les solidarités, l’esprit de famille qui pouvait régner entre italiens d’origine ou polonais.
Je pense à tout cela en me promenant dans ce coin sinistré de Pennsylvanie. Je reconnais les paysages.

Voilà. C’est ce genre de raisons qui font que l’on revient, encore et encore : un besoin viscéral d’avoir des origines.

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mardi 2 mai 2017

In/Ex - Loveland


1952e jour - Loveland Colorado. Deux images (l’une prise à l’intérieur d’une maison d’hôte ; l’autre dans la rue). Les réunir, ces deux images, et imaginer toute une histoire…

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