vendredi 23 juin 2017

Le fil des saisons - Tokyo



1990e jour - À Paris dans la chaleur de l’été, se souvenir de Tokyo sous la neige.

/////// Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci

jeudi 22 juin 2017

Ichi-No-Machi - Tokyo






1989e jour - Parce qu’on lit Chiisakobé de Minetarô Mochizuki (Le Lézard Noir édition), on peut être tenté de se promener dans le quartier d’Ichi-No-Machi à Tokyo. On peut être tenté aussi de s’y perdre.

/////// Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci

mercredi 21 juin 2017

Revenir sur les lieux d’une image - Belfast


1988e jour - C’était en 1977, le 20 octobre pour être précis. Les Clash devaient jouer le soir même à l’Ulster Hall. Le concert allait être annulé à la dernière minute officiellement pour des questions d’assurances (en réalité, il semblerait que Joe Strummer ait reçu des menaces de mort suffisamment convaincantes pour qu’il préfère ne pas jouer). Au moment de la photo, prise par Adrian Boot, les membres du groupe ne le savaient pas.
L’histoire est souvent la même : quarante ans après, il ne reste presque rien des lieux de l’image : une église au loin, des piliers marquant l’entrée d’un lieu public… Difficile de deviner ce qu’ont pu devenir ces hommes en armes qui encadrent le groupe sur la photo…

Et un petit merci au passage à V. L. qui m’a mis sur le chemin de cette image.

/////// Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci

mardi 20 juin 2017

Les deux bucherons - Astoria

1987e jour - Il dit : “Je suis capable de faire de sacrés détours juste pour apercevoir une enseigne. C’est plus fort que moi, j’aime ça. Ça m’est arrivé la semaine dernière encore. Je roulais entre Olympia et Portland quand je me suis souvenu de ce restaurant un peu avant d’arriver sur Astoria, avec ces deux bucherons occupés à dégommer le haut du panneau. Je n’ai pas hésité une seule seconde… Une heure de route aller-retour juste pour faire une photo”.

/////// Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci

lundi 19 juin 2017

Les deux mondes - Hambourg

1986e jour - Voyage au centre de la Terre de Jules Verne, les premiers mots du premier paragraphe : Le 24 mai 1863, un dimanche, mon oncle, le professeur Lidenbrock, revint précipitamment vers sa petite maison située au numéro 19 de Königstrasse, l’une des plus anciennes rues du vieux quartier de Hambourg. 
Taper l’adresse, aller voir imaginant “débarquer” dans ce qui tiendrait d’une vieille ville, découvrir un tout autre monde.

/////// Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci

vendredi 16 juin 2017

Oksana - Ivano-Frankivsk


1985e jour - Montrant l’avancée des travaux, elle dit : “Je ne suis pas croyante, ça tu peux me croire ! N’empêche, ça fait plaisir de voir que tout n’est pas que ruine ou dévastation dans notre beau pays. Ça met du baume au cœur de voir qu’il y a des choses qui se construisent”.

/////// Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci

jeudi 15 juin 2017

Curiosité - Ivano-Frankivsk




1984e jour - Abords de la gare d’Ivano-Frankivsk. Difficile de dire qui, de l’homme ou du chat, était le plus curieux…

/////// Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci

mercredi 14 juin 2017

Miniature - Ivano-Frankivsk





1983e jour - Voir la ville comme un jouet, comme une maquette. Imaginer possible de pousser un bus d’une pichenette, de prendre un bâtiment entre deux doigts pour le déplacer, de souffler pour déclencher des tempêtes…

/////// Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci

mardi 13 juin 2017

L’arrivée - Ivano-Frankivsk


1982e jour - Je ne sais pas pourquoi mais j’ai l’impression qu’à l’Est pour appréhender un espace – ici, Ivano-Frankivsk en Ukraine – il s’agit d’arriver par le train, de poser sa valise sur un quai de gare, début ou fin de journée, et de prendre le temps de humer l’air, d’observer la lumière…

/////// Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci

lundi 12 juin 2017

North by Northwest - Samburu National Reserve







1981e jour - L’espace d’un instant, se prendre pour Cary Grant dans la Mort aux trousses (ou pour Vincent Gallo l’imitant, dans Arizona Dream)…

/////// Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci

vendredi 9 juin 2017

Terrorisme floral - Paris

1980e jour - Elle adore les roses trémières. Elle en récupère des graines dès qu’elle peut, en attendant d’avoir un jardin. Un soir où nous ne dormons pas, elle dit : “Parfois, je rêve de terrorisme floral – enfin, terrorisme n’est peut-être pas le bon mot. Je rêve de semer des graines dans Paris, des milliers de graines. Partout. Les roses trémières, c’est plutôt le genre envahissant, très vite la ville en serait pleine… Ça aurait de la gueule, tu crois pas.”

/////// Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci

jeudi 8 juin 2017

Le monde change - Paris



1979e jour - Les mauvais lieux de Paris d’Ange Bastiani (éditions de l’éveilleur),
page 47 :
Il est, au cœur de Montparnasse, une rue qui possède l’originalité unique dans Paris de ne comporter aucun numéro. C’est la rue Émile-Richard, qui coupe en deux le cimetière Montparnasse. Plantée de platanes sur chacun de ses trottoirs, elle est bordée des deux côtés par les longs murs gris et nus de la nécropole. […]
À maintes reprises, il m’était arrivé de repérer certaines ombres. […] Ombres que j’attribuais à des rôdeurs ou des ivrognes jusqu’au jour où je devais constater qu’il s’agissait en fait d’habitués des deux sexes, ayant plutôt tendance à confondre l’artère du repos éternel avec les frondaisons du bois de Boulogne.
Bien sûr, j’ai eu envie d’aller voir cette rue qui dans les années cinquante ou soixante attirait les libertins parisiens. J’ai découvert ces tentes régulièrement espacées…
Difficile, aujourd’hui, rue Émile-Richard, d’imaginer rencontres coquines et ébats…






/////// Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci

mercredi 7 juin 2017

La magie des grands nombres - Paris


1978e jour - Il y a près de 300 000 entrées d’immeubles dans Paris. La ville est un dédale de 5971 voies référencées.
Il y a 300 000 entrées mais le plus haut chiffre que l’on puisse atteindre est le 407. Il se trouve rue de Vaugirard (la rue, elle, est longue de quatre kilomètres). Sur le trottoir d’en face, la numérotation s’arrête au 386…

/////// Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci

mardi 6 juin 2017

Les numéros manquants - Paris

1977e jour - Plaisir du jour : découvrir par hasard que la rue de Rennes commence au 41 parce qu’un projet de percement/prolongement jusqu’à la Seine a été envisagé jusqu’en 1950, date à laquelle la numérotation des rues de Paris a été définitivement figée. Les topographes, prudents, ont alors fait démarrer la rue existante au 41 parce qu’ils pensaient rattraper les quarante premiers numéros en construisant jusqu’au fleuve…

/////// Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci

lundi 5 juin 2017

La procession - Huntsville



1976e jour - Lecture de la page Wikipédia de “chariot de supermarché” :
Pouvant atteindre une capacité de 240 litres, soient 210 kg de charge utile pour le modèle standard, un chariot parcourt en moyenne 28 000 km dans sa durée de vie (maximum 7 ans) à 2 ou 6 km/h.
Ou alors, plus loin :
Certaines personnes utilisent également ces chariots pour organiser des courses. Évidemment, ces pratiques ludiques sont rarement encadrée.

/////// Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci

vendredi 2 juin 2017

Parfois, on se fait des films - Huntsville


1975e jour - Rendez-vous demain, 15 heures, sous le panneau DITTO LANDING…
Je me suis demandé si elle avait remarqué que de loin je l’observais et si le message m’était adressé. Je me suis demandé si le rendez-vous était avec un autre (le message pouvait après tout, par exemple, lui avoir été adressé à elle)… Toujours est-il que le lendemain, à 14 heures, j’étais déjà dans les parages, on verrait bien qui se pointerait.
J’ai tourné dans le coin, j’ai multiplié les allers-retours. J’ai poussé aussi jusqu’aux bâtiments du club de voile pour demander s’il y avait un risque possible de méprise mais non, il n’y avait qu’un seul panneau, celui que l’on apercevait de la promenade.
Un quart d’heure avant l’heure potentielle de rendez-vous, une voiture est venue se garer juste à côté de l’enseigne et j’ai frémi. Je me suis rapproché. La portière, côté conducteur, s’est ouverte. Deux, trois secondes durant, le temps s’est suspendu avant qu’un grand costaud ne sorte finalement du véhicule pour se diriger en trottant vers le club. Il m’a fallu quelques secondes encore pour sentir mon cœur reprendre son rythme normal.
J’ai attendu.
J’ai attendu encore… 15 heures… 15 h 15… 15 h 30.
L’inconnue n’est pas venue.

/////// Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci

jeudi 1 juin 2017

L’inconnue - Huntsville

1974e jour - Le soleil était en train de se coucher au-delà de la Tennessee River. Elle était assise là depuis un bon moment. Tout en faisant semblant de lire (j’avais avec moi un magazine), je l’observais de loin. Parce qu’elle était jeune et belle, et seule sur ce banc, elle m’intriguait. Je me souviens avoir pensé qu’elle attendait quelqu’un, sans doute son amoureux.
Il n’y avait plus que nous deux sur la promenade le long des rives.
Le soleil a fini par passer sous l’horizon, et c’est là, d’un coup, qu’elle s’est levée avant de courir en direction du parking. J’ai failli la suivre, pour voir. Je ne l’ai pas fait. Une quinzaine de secondes plus tard, j’ai entendu une voiture qui démarrait.
Elle avait laissé son sac de bouffe, sa bouteille et je me suis dit qu’elle était gonflée. Ça m’agaçait terriblement, de toute évidence plus que de raison, certainement parce que ça ne collait pas avec l’image que je me faisais d’elle.
Un peu plus tard, j’ai décidé de lever le camp à mon tour – la nuit n’allait pas tarder à tomber. J’ai poussé jusqu’au banc pour ramasser au passage ses déchets, pour les mettre à la poubelle. C’est là que j’ai découvert le mot griffonné sur le papier du sac :
Rendez-vous demain, 
15 heures
sous le panneau DITTO LANDING

/////// Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci

mercredi 31 mai 2017

Confession - Huntsville

1973e jour - Confession : il peut m’arriver d’être hanté plusieurs jours durant par un simple panneau de bord de route aperçu, au hasard d’un déplacement, durant quelques secondes seulement… L’image s’imprime en moi. Elle me devient familière. C’est le cas, par exemple, de cette pipe croisée à la périphérie de Huntsville, Alabama. C’était il y a une petite semaine. Depuis je ne l’oublie pas.

/////// Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci

mardi 30 mai 2017

Réflexion sur l’espace - Huntsville








1972e jour - Elle dit : “Il faudrait essayer d’imaginer à quoi ressembleraient les fusées si elles avaient été conçues par des femmes.”

/////// Si vous avez aimé ce post, peut-être apprécierez-vous celui-ci